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Discours introductif d’Armelle Huruguen – Séance plénière du 22 juin 2018

« Madame la Présidente, cher.e.s collègues,

Nous voici réunis pour cette deuxième séance plénière de l’année alors que le Président de la République a prononcé hier dans notre département un discours à l’attention des bretons. Des bretons mobilisés sur de nombreux sujets. Lorsque les collectivités font bloc sur les questions d’accessibilité, elles ont plus de chance d’être entendues. Tout le travail reste désormais à faire pour transformer les annonces en engagements fermes.

Ce qui peut paraître préoccupant dans la période c’est cette avalanche de rapports nationaux qui sont des travaux techniques, parfaitement argumentés au demeurant, mais qui ne se situent pas du tout au niveau des enjeux politiques. Les arbitrages qui sont pris à l’issue de la présentation de ces rapports doivent prendre en compte les besoins de la population et non édicter des concepts.

Lorsqu’on observe la cacophonie, voire la zizanie qui existe sur les contractualisations attendues par l’Etat, on mesure qu’il y a, à la fois, un problème sur la méthode, mais surtout plus gravement un problème sur le fond. Comment, sur la base d’un pacte, respecte-t-on les réalités d’un territoire ? D’ailleurs à cet exercice-là, on voit que sont pénalisés à la fois les territoires en fort développement et les Départements qui assurent les solidarités humaines et territoriales. La contractualisation est d’abord une approche politique avant d’être une déclinaison technocratique. On va en reparler tout à l’heure lorsque la Présidente va nous présenter le Pacte financier 2018-2020.

Mais pour assurer, comme le Président l’affirmait hier, une décentralisation de projets, il faudra bien trouver le chemin d’une contractualisation intelligente, respectueuse et largement renforcée.

Par exemple, on ne pourra pas constater la dégradation des questions de cohésion sociale dans plusieurs pays européens et n’avoir qu’une application minimaliste de ce qu’il faut faire en France. Nous sommes certes dans une Région où cette cohésion tient le coup plus qu’ailleurs. Mais on sait aussi à quoi on le doit. A ce maillage et à ce travail qu’effectuent nombre de partenaires, au premier rang desquels les collectivités. Les affaiblir, c’est mettre en péril les équilibres entre les territoires et leurs populations.

Notre force doit rester la coopération entre les collectivités et les acteurs privés, associatifs et publics, c’est d’elle dont nous tirons notre capacité à avancer.

Pour cela le Finistère se tient prêt à expérimenter. Il a une longue expérience sur ces sujets. Le Finistère est un laboratoire où bouillonnent de nombreuses initiatives. Nous espérons donc désormais que les interpellations régulières de la Présidente seront entendues, tant au niveau régional que national.

Dans l’attente de savoir ce que deviendront les départements, continuons, madame la Présidente, chers collègues, à œuvrer pour les Finistériennes et les Finistériens. A écouter certains, on n’en oublierait presque que nous sommes porteurs de la parole des habitant.e.s et donc que l’on constitue un rouage de la démocratie. Tout simplement.«