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Dragage du port du Moros à Concarneau : un chantier à la pointe de l’innovation

Le 30 septembre 2011 s’est tenue la première réunion du Comité d’information et de suivi des opération de dragage du port du Moros à Concarneau, sous la présidence de Michael QUERNEZ, vice-président du Conseil général en charge de l’insertion et de l’économie.

Cette instance, mise en place de façon volontariste par le Conseil général, vise à informer sur les opérations de dragage et à s’assurer du respect des mesures de suivi mises en place tout au long des travaux. Elle associe le maire de Concarneau, André FIDELIN, le Président du Comité local des pêches maritimes de Concarneau, Didier GOUYEC, le maire de Combrit, Jean-Claude DUPRE, le Préfet du Finistère, le Président de la Chambre de Commerce et d’industrie de Quimper Cornouaille, le représentant de Bretagne Vivante de Concarneau-Trégunc, Michel BEUCHER, et la conseillère générale du canton, Nicole ZIEGLER.

La décision de procéder à un dragage du bassin du Moros a été prise par le Conseil général en janvier 2009 pour assurer la pérennité des activités portuaires, et notamment les activités de construction et de réparation navales. Plus de 56 entreprises employant 884 salariés travaillent dans ce secteur sur le port de Concarneau. Le rétablissement des profondeurs du port est essentiel pour permettre l’accès et le stationnement dans le bassin du Moros des navires qui sont les clients de ces entreprises. Le dragage du Moros représente 8 000 m3 de sédiments à extraire du fond du bassin, à traiter et à déposer dans un site de stockage.

Au cours de cette première réunion du Comité d’information et de suivi, Michael Quernez a rappelé aux différents acteurs les différentes phases des opérations de dragage. Il a précisé que la phase de préparation technique du chantier était actuellement en cours et que les opérations de dragage commenceraient à la mi-novembre. Cette opération, qui doit prendre fin à la mi-avril 2012, permettra d’assurer la pérennité économique du port.

Michael Quernez a, en outre, souligné le caractère exemplaire de ce chantier pour lequel toutes les mesures de précautions ont été prises, notamment en matière de protection de l’environnement. Pendant l’opération de dragage, un rideau de protection de 90 mètres de long fermera le bassin de manière à éviter que les matières en suspension sortent du bassin. Cette technique déjà utilisée aux Etats-Unis est mise en œuvre pour la première fois en France.

D’autres mesures spécifiques ont été prises afin de limiter l’impact de cette opération sur l’environnement. Une fois récupérés, les sédiments seront traités et encapsulés dans du ciment. Ils seront ensuite acheminés sur le site de stockage de Ty-Coq à Combrit. Les unités de traitement des eaux installées près du bassin du Moros et à Ty-Coq permettront, en outre, de rejeter dans le port une eau de meilleure qualité. Ce chantier étant expérimental, le Conseil général a tenu à mettre en place des mesures de suivi tout à fait innovantes, afin de s’assurer du meilleur déroulement possible du chantier.

Les représentants de Bretagne Vivante qui ont été associés à ce comité d’information et de suivi se sont félicités de la démarche du Conseil général qui s’est engagé à la plus grande transparence possible du dragage au stockage.

Une seconde réunion du Comité d’information et de suivi sera organisée d’ici la fin de cette année.

Le coût prévisionnel de l’opération s’élève à 1, 1 millions d’euros dont 450 000 euros de participation financière de l’Etat.

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