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Séance plénière de janvier 2015 : le discours de Didier Le Gac

Le GAC DidierRetrouvez le discours de Didier Le Gac, président du groupe de la majorité au Conseil général, lors de la séance plénière des 29-30 janvier 2015.

« Monsieur le Président, mes cher-es collègues,

Cette séance plénière est en effet particulière : c’est la dernière de notre mandature, et c’est également la dernière dans cette configuration car après les élections de mars le « Conseil général » sera devenu le « Conseil départemental » et les élu-es seront appelés « conseillers départementaux ». Soulignons également qu’après mars, il y a aura enfin dans cette assemblée autant d’hommes que de femmes ! C’est une véritablement avancée démocratique, portée par la gauche.

Cette séance plénière est particulière aussi car c’est la dernière fois qu’elle est présidée par Pierre Maille qui a annoncé, depuis longtemps, qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections.

Je veux une fois encore, et au nom de l’ensemble de mes collègues au groupe « Finistère à gauche », saluer sa présidence et saluer les nombreuses actions qu’il a portées pour le Finistère et pour les Finistériens.

Depuis 1998, il a su faire passer notre assemblée d’une logique « cantonnière », où chacun avait tendance à défendre les intérêts de son seul canton, à une vision véritablement départementale qui permet de faire avancer l’ensemble du Finistère.

Depuis ces dernières années, il a su également faire passer le Conseil général d’une politique de guichet à une véritable politique de projets, qui est très bien traduite par la démarche des contrats de territoire dont la nouvelle génération est présentée aujourd’hui.

Ensemble, avec toi Pierre, nous avons fait avancer le Finistère, nous avons contribué à améliorer le quotidien des Finistériens.

Je tiens également à souligner la qualité des débats que nous avons pu avoir dans cette salle grâce au respect mutuel que Pierre Maille avait appelé de tes vœux dès la première séance d’installation en 1998. Pour cela également je te remercie.

Nous avons démontré que, de même que la parole en politique doit être empreinte de respect des uns et des autres, la parole en politique doit également être responsable, éviter la démagogie et les petites phrases faciles autant que les excès et les caricatures, qui font du tord à l’image des élus en particulier et donc à la démocratie en général.

La parole politique, la parole des politiques, doit être guidée par le sens des responsabilités en particulier avec le contexte difficile que nous traversons au niveau économique, social et sociétal et peut-être d’autant plus depuis les tragiques événements de ce début d’année.

Cette année 2015 s’ouvre en effet sous le signe de la responsabilité et de la solidarité.

Nous devons faire preuve de responsabilité tout d’abord face au terrible drame qui a secoué notre pays début janvier, face aux crimes lâches contre Charlie Hebdo et contre des citoyens en région parisienne.

La liberté d’expression est un droit essentiel ! Il est de notre responsabilité à tous de défendre ce droit chaque jour comme il est également de notre responsabilité à tous de lutter au quotidien contre l’intolérance et le rejet de l’autre.

Ce qui s’est passé fait à jamais partie de l’histoire de la France. De même que la formidable mobilisation qui s’en est suivie à travers le Finistère, la France et même dans d’autres pays du monde. Des millions de femmes et d’hommes se sont levés pour dénoncer ensemble ces actes intolérables, pour montrer leur solidarité, pour défendre le vivre ensemble.

J’ai d’ailleurs la conviction qu’une partie des remparts contre l’intolérance, qu’une partie des réponses pour plus de solidarité, se trouve dans les politiques que nous menons au quotidien au niveau local : pour assurer les services de proximité, pour favoriser les rencontres à travers la culture, pour accompagner davantage ceux qui en ont besoin, pour garantir la solidarité entre les citoyens et entre les territoires…

Cette solidarité au quotidien est au cœur des missions du Conseil général.

D’où la nécessité de se montrer responsables et solidaires également face à la crise économique et sociale qui continue de toucher nombre de nos concitoyens.

Notre collectivité répond à des besoins de plus en plus importants pour aider ceux qui en ont besoin. Je pense notamment aux allocataires du RSA dont le nombre a augmenté de 16% en cinq ans dans notre département.

Pour l’insertion et plus largement pour tous ceux qui en ont besoin, nous développerons cette année encore nos politiques en faveur des plus jeunes comme des plus anciens, des personnes éloignées de l’emploi, des personnes en situation de fragilité… Il s’agit pour nous de garantir la cohésion sociale et d’assurer le vivre ensemble.

Cette solidarité nous l’assumons au quotidien et nous la portons haut, malgré les difficultés et notamment les contraintes budgétaires.

Car nous faisons preuve de responsabilité aussi face à l’effort national de maîtrise de la dépense publique. Notre collectivité, comme les autres, se doit de participer à cette solidarité nationale.

La baisse des dotations de l’Etat implique par conséquent de recentrer nos actions sur nos priorités et nos cœurs de mission au Conseil général.

Nous faisons ce recentrage tout en continuant à investir. Ceci est rendu possible grâce à une gestion saine des deniers du Département depuis de nombreuses années, démontrée par un faible niveau d’endettement.

D’ailleurs, grâce à ces investissements, cette solidarité nous l’assumons également vis-à-vis des autres collectivités que nous accompagnons dans la réalisation de leurs projets, de leurs nouveaux équipements, de leurs nouveaux services.

Grâce à ces investissements, cette solidarité nous l’assumons également vis-à-vis des acteurs économiques. En investissant pour nos routes, pour nos ports, pour nos équipements, pour nos collèges, dans nos communes finistériennes, nous leur permettons de déployer leurs compétences et leur savoir-faire. En investissant dans la recherche, l’enseignement, les nouvelles technologies, nous leur permettons d’innover, de créer. Et en investissant également dans de grandes infrastructures et dans le Très Haut Débit, nous favorisons pour tous un département plus accessible et plus attractif.

Cette séance plénière est l’occasion de continuer à faire avancer le Finistère, de continuer à améliorer le quotidien des Finistériens grâce aux nombreuses actions qui pourront être poursuivies au service de toutes et tous. Dans un esprit de responsabilité. Et dans un esprit de solidarité. »

Seul le prononcé fait foi.