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Séance plénière du 17 décembre 2015 : le Département aux côtés des personnes en situation d’insertion sociale et professionnelle

Marie Gueye

Marie Gueye

Lors de cette Séance plénière, Marie Gueye a rappelé les engagements du Conseil départemental en faveur de l’insertion.

« Madame la Présidente,
Mesdames et messieurs les élu-es,

Nous sommes au lendemain d’une élection qui a vu la montée d’un vote extrême dans notre département. Ce vote est sans doute basé sur le repli sur soi, la peur de l’autre. Mais il traduit aussi sans doute un sentiment d’abandon ressenti par une partie de la population finistérienne. Pensons au score important du Front National dans certains quartiers brestois mais pas que. Cela interpelle.

L’action publique est pourtant présente, elle tente, mais ce n’est pas simple de répondre aux attentes des citoyens. Mais assurément nos politiques et nos actions sont peu connus. Nous devons faire un effort de pédagogie. Expliquer ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons.

A l’occasion de ce Débat d’Orientations Budgétaires, je souhaite donc rapidement mettre en lumière les politiques en faveur de l’insertion portées par notre Département, acteur des solidarités sociales et en première ligne aux côtés des personnes en situation d’insertion sociale et professionnelle.

Cet engagement se traduit d’abord par le versement du Revenu de Solidarité Activité. L’augmentation du nombre d’allocataires du RSA, en lien avec les difficultés économiques qui persistent aujourd’hui, impacte évidement les finances départementales. Le budget alloué pour le paiement du RSA se porte ainsi cette année à près de 96M€. Les débats actuels ouverts entre l’ADF et le Gouvernement vont se poursuivre durant le début de l’année 2016 afin de trouver les solutions pour pérenniser le versement de cette allocation. C’est bien évidemment un enjeu essentiel.

Mais ces débats nationaux ne remettent pas en cause la nécessité d’organiser cette solidarité locale !

A noter que le département du Finistère a fait le choix de maintenir 12 mois de paiement de l’allocation  RSA, pendant que d’autres départements ont fait le choix de voter 11 mois du RSA.

Cette solidarité, nous tentons de la  traduire en acte, à travers notre politique d’insertion.

Celle-ci repose sur une idée forte. Nous sommes convaincus qu’il n’existe pas d’insertion sans une inscription des personnes dans une perspective d’emploi durable. Pour cela nous construisons avec les personnes éloignées de l’emploi, un parcours d’insertion individualisé grâce à un accompagnement ciblé, social et professionnel.

Permettre l’accès au droit, faciliter la levée des freins, tels que le logement ou la santé, soutenir les besoin en formation, accompagner le retour à l’emploi via les contrats aidés, mettre en relation les entreprises avec les demandeurs d’emplois…les problématiques sont diverses et les réponses doivent être adaptées.

Afin que l’insertion soit une cause commune au Finistère, nous avons souhaité, dans un souci d’efficacité et de cohérence, réunir et mettre en lien tous les acteurs : ceux du secteur de l’insertion, mais aussi les entreprises à travers la mise en place un Pacte Territorial pour l’Insertion départemental. Ce Pacte départemental se décline territorialement avec les partenaires publics et associatifs dans chaque Pays du Finistère.

Rapidement nous pouvons décliner nos actions en trois grands axes :

Construire des parcours d’insertion vers l’emploi. L’objectif affiché de ces dispositifs est simple : permettre aux personnes en insertion de remettre le pied à l’étrier, faciliter le retour progressif au marché du travail, lever tous les freins à l’insertion. Concrètement cela prend la forme :
-d’aides à la mobilité via les centrales de mobilités par exemple
-d’aides pour lutter contre la précarité dans le cadre des CLLE ou du Fond de solidarité Logement.
-d’un soutien aux structures d’insertion par l’activité économique, le travail (les chantiers d’insertion  ou entreprises d’insertion).

Développer une offre d’insertion par la mobilisation des acteurs économiques. Citons deux dispositifs démontrant cette volonté de travailler avec les entreprises finistériennes et de les mobiliser dans ce combat pour l’insertion des personnes éloignées de l’emploi.

En encourageant le recours aux clauses d’insertion dans la commande publique, le Conseil départemental enclenche une dynamique au service des publics éloignés de l’emploi. Nous déployons aussi des « équipes-emploi » présentes sur l’ensemble du département. Elles proposent un service de proximité qui va de l’analyse du besoin en entreprise à l’intégration du salarié.

Enfin pour les personnes les plus éloignées de l’emploi, nous déployons des actions principalement orientées vers l’insertion et l’inclusion sociale. Cela se traduit par le travail effectué par les travailleurs sociaux du département et par la construction de dispositifs innovants, comme les ateliers de remobilisation, dont la finalité n’est pas directement l’acquisition de compétences techniques mais bien de réduire l’isolement, de permettre le réapprentissage des règles de la vie sociale.

Je rappelle enfin et c’est une bonne chose pour notre Département que nous avons obtenu la gestion du Fonds Social Européen. 13,2 millions d’euros pour la période 2014 à 2020 vont venir cofinancer les projets finistériens en faveur de l’insertion.

C’est donc une politique globale, volontariste, que nous souhaitons adapter à l’ensemble de la diversité des problématiques touchant les personnes en insertion que notre Département met en œuvre.

Je vous remercie de votre attention. »

 

Seul le prononcé fait foi.