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Séance plénière du 17 décembre 2015 : l’émancipation par le sport

JMT3Jean-Marc Tanguy, vice-président du Conseil départemental délégué au sport a rappelé la politique volontariste du Département dans ce domaine et a présenté les orientations pour l’année 2016.

« Madame la Présidente,
Chers collègues,

Tout d’abord… les constats et quelques chiffres : dans le département, il y a 73 comités départementaux, 2391 clubs, et plus de 240 000 Pratiquants. C’est un tissu associatif d’une richesse exemplaire, et qui promeut l’émancipation par le sport, qui permet de rompre l’isolement et qui fait lien social. J’en profite donc pour saluer et remercier tous les bénévoles qui font vivre nos clubs sur l’ensemble du territoire.

Ensuite… les perspectives : il y a certes les contraintes budgétaires. Nous avons souhaité conforter le sport du quotidien, en ne touchant pas à l’accompagnement des comités départementaux, qui irriguent les clubs. Nous n’avons également pas touché au financement à destination de nos jeunes, y compris pour nos 12 athlètes finistériens présélectionnés aux jeux olympiques et paralympiques de Rio en 2016. Bon vent à eux. Ce sont des étudiants, des travailleurs, et qui pour les avoir rencontré récemment, ont la tête sur les épaules, car le sport c’est aussi une école de la vie.

Nous avons, en revanche interrogé la place du financement des collectivités dans le haut niveau et nous avons changé de paradigme sur l’aide aux manifestations sportives, et c’est là-dessus que je veux insister, car les changements d’orientations budgétaires, comme idéologiques en la matière pourraient devenir un modèle pour l’ensemble des autres dispositifs dans le sport.

Nous avons en effet réorienté les critères de participation financière aux manifestations sportives  autour de la cohésion sociale (Isabelle Assih complétera mes propos en particulier sur le sport et le handicap). Le sport est bien sur source de cohésion sociale, mais il existe différentes dimensions à cet effet, et ce que nous mettons en avant, en terme de sport/handicap, sport/insertion, sport/environnement ne s’oppose pas en réalité aux pratiques sportives existantes, mais viennent les compléter, et il y en a parfois besoin. Car de très nombreux dispositifs de cohésion sociales existent, de très nombreuses initiatives sont là et sont méconnues ou peu activées, et nous en seront les facilitateurs.

Ces choix ont déjà été faits pour les manifestations sportives, et beaucoup ici ont souhaité m’exprimer le fait que les meilleures manifestations sportives étaient celles de leur canton.. Je rappelle, pour méthode qu’un questionnaire a été envoyé à cet effet à tous les porteurs de projets, permettant déjà de voir qui est volontariste en la matière et qui s’en désintéresse, ce qui est un droit bien entendu.

Sur cette critérisation, il s’agit clairement de choix politiques, d’orientations budgétaires et pas uniquement comptables : sinon, ça serait la même baisse pour tout le monde. Il s’agit bien de modernité en politique car il faut tenir compte des évolutions législatives qui renforcent notre chef de filat en matière de solidarité ; Et il s’agit de volontarisme car ce sont des choix politiques.

Nous réfléchissons à aller plus loin sur la cohésion sociale, à travers une large concertation avec les acteurs. Ainsi, lors du premier semestre 2016, se dérouleront des rencontres avec l’ensemble des acteurs du sport finistérien qui le souhaitent, pour réfléchir collectivement à un nouveau modèle. Je ne peux évidemment pas vous dire aujourd’hui sur quoi aboutira cette concertation, sinon, elle ne peut porter le nom de concertation.. Peut-être, qu’il en sortira tout simplement que les clubs se dotent à travers d’outils concrets, de réflexe handicap, de réflexe insertion, de réflexe jeunesse etc..

Mais peut être aussi que nous remettrons tout à plat, à travers des appels à projets en lien avec les thèmes qui nous sont chers. A cet effet, et en plus de ce travail qui voit loin dans le temps, et à plus court terme, nous travaillons actuellement avec la DILE et Marie Gueye pour mettre en œuvre un nouveau dispositif sport et insertion, y compris en direction des bénéficiaires du RSA.

J’en profite, au regard de tous ces projets pour remercier l’ensemble des services sports de la DCSJ qui travaillent d’arrachepied et ne compte pas son temps pour mettre en œuvre ces changements.

Enfin, il y aura un nécessaire travail à mener avec nos nouveaux interlocuteurs de la région. J’attends avec impatience le nouvel élu chargé des sports et je serai très vite dans son bureau à Rennes pour travailler à une intervention cohérente et concertée avec les autres niveaux de collectivité pour mutualiser nos interventions, plutôt que faire parfois tous la même chose. Il nous faut retrouver du sens dans nos politiques publiques.

Car pour conclure, ce qui guide aussi prioritairement notre action, c’est la préservation de l’emploi. Même s’il est difficile de trouver des chiffres précis, le sport dans le département représente en gros 730 emplois.. Et j’insiste pour dire qu’aucun emploi n’a été réduit ou supprimé du fait des décisions que nous avons dû prendre, car nous avons à chaque fois ré-ajuster pour ne pas perdre un seul emploi. C’est aussi cela la cohésion sociale. C’est un budget au service d’un projet, c’est un nouveau modèle que nous construisons progressivement et collectivement.  »

Seul le prononcé fait foi.