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Séance plénière du 17 décembre 2015 : préparer l’avenir pour et avec la jeunesse

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A l’occasion de cette Séance plénière, Marie Gueye, vice-présidente du Conseil départemental, a pris la parole pour évoquer la nécessité de poursuivre et de renforcer notre accompagnement envers les jeunes Finistériens comme nous l’avions annoncé lors de la campagne.

« Madame la Présidente,
Mesdames Messieurs les  élu-es,

Je souhaite vous présenter en quelques mots notre politique  départementale et nos orientations en faveur de la jeunesse.

Durant la campagne des départementales en début d’année, nous l’avons redit avec force : la jeunesse est l’une de nos priorités; nous voulons préparer l’avenir pour et avec la jeunesse.

La jeunesse finistérienne a de multiples visages. Elle porte différentes envies et divers projets. Elle est, à différents degrés, selon le contexte de chacun, soumise à des difficultés sociales et économiques plus ou moins importantes.

Mais la jeunesse porte en elle une même espérance : celle de se réaliser, de se construire un avenir. Un avenir qui ne soit pas le résultat de choix subis, qui ne soit pas le résultat de portes fermées.

Or alors qu’hier les enfants pouvaient espérer avoir une meilleure situation que celle de leurs parents, aujourd’hui « l’ascenseur social » comme on dit est rouillé. Les jeunes subissent de plein fouet les aléas du marché du travail et les effets de la crise économique et financière. Nous le savons, les jeunes comptent parmi les publics les plus sensibles à ce titre.

Je vous recommande le livre de Bernard SPITZ « On Achève bien les jeunes ».

Cette situation difficile peut expliquer en partie la désespérance, voire l’errance, d’une partie de notre jeunesse, comme nous avons pu le voir, encore une fois, lors des dernières élections: l’abstention massive, voire le repli vers les votes extrêmes.

On a beaucoup entendu parler ces dernières semaines de l’étude Ipsos qui indiquait que le FN serait devenu le 1er parti chez les jeunes de 18-24 ans. Ce vote serait marqué par un très fort pessimisme devant l’avenir que les dirigeants du parti frontiste réussiraient à attirer en proposant une société dite « protectrice » mais surtout une société fermée, repliée sur elle-même.

Pour ma part, ce que je retiens surtout de cette enquête c’est qu’elle montre aussi qu’au niveau national, beaucoup de jeunes ne votent plus, ne votent pas, et donc ne s’intéressent pas à la « chose publique ». Pour autant, on a vu aussi que cette jeunesse, dans son ensemble, rejette ces idées de repli sur soi, puisqu’elle s’est ensuite mobilisée pour le second tour pour faire barrage au Front national dans de nombreuses régions.

Dans tous les cas, nous avons un devoir en tant que responsables politiques, en tant qu’élus attachés aux valeurs républicaines : celui de garantir à tous les jeunes l’égalité des chances et donc de préparer l’avenir pour et avec la jeunesse.

Et notre responsabilité au Conseil départemental du Finistère, c’est d’accompagner les jeunes vers l’autonomie, d’encourager leurs initiatives, de soutenir leur insertion.

Nous le faisons depuis déjà depuis de nombreuses années. Le contexte actuel où le chômage des jeunes est important nous commande d’être toujours plus attentifs dans nos politiques d’accompagnement. C’est pourquoi en 2016 nous maintiendrons l’ensemble de nos dispositifs en faveur de l’insertion des jeunes.

Le dispositif « Avenir Jeunes 29 » sera également poursuivi et ses critères seront adaptés.

Ces aides ne prennent bien sûr sens que conjuguées avec un accompagnement social et professionnel adapté. C’est là le rôle essentiel des Missions Locales. La convention de partenariat votée en 2015 sera reconduite en 2016.

Les Missions locales ont notamment un rôle clé dans la mise en œuvre du dispositif « Garantie Jeunes ». Je rappelle qu’il s’agit d’un dispositif initié par le gouvernement et sur lequel le Département du Finistère a souhaité se porter volontaire pour l’expérimentation. Ce dispositif s’adresse aux jeunes de 18 à 25 ans en situation de précarité et vise à permettre l’accès à de premières expériences professionnelles grâce à un accompagnement renforcé. En Finistère, près de 900 jeunes ont pu en bénéficier en 2014 et autant en 2015.

Je rappelle aussi que le Département s’est fortement mobilisé autour du dispositif des « Emplois d’avenir » destiné aux jeunes de 16 à 25 ans, peu ou pas qualifiés. Beaucoup ont pu ainsi avoir une expérience professionnelle dans les services du Conseil départemental, notamment dans les collèges.

Permettre à tous les jeunes de se construire un avenir, c’est également encourager leur initiatives, soutenir leurs projets.

En ce sens, le dispositif du Fonds Départemental d’Aide à l’Initiative des Jeunes sera modernisé. Les critères seront revus pour centrer notre accompagnement vers les jeunes qui en ont le plus besoin. De plus, les projets collectifs seront privilégiés.

Permettre une égalité entre tous les jeunes, c’est également leur permettre un égal accès à l’information et leur permettre d’avoir la liberté de choix.

Cela passe par l’éducation à la sexualité qui constitue un enjeu important pour la collectivité.

Les Centres de Planification et d’Education Familiale constituent un maillon essentiel dans la facilitation de l’accès à la contraception. Leur offre de services sera maintenue en 2016. De plus, 3 collèges publics ont été retenus dans le cadre de la démarche « collèges et territoire » pour travailler sur ces thématiques avec le CPEF.

L’Observatoire départemental de planification et d’éducation familiale poursuivra également ses travaux de collecte des données et d’analyse.

Voici en quelques mots les principes qui guideront l’action du Conseil départemental pour 2016 en faveur de la jeunesse.

Je souligne également que nous maintiendrons notre soutien aux postes de coordinateurs jeunesse pour aider les territoires à structurer leur politique dans ce domaine.

Agir pour la jeunesse, c’est également agir pour leur permettre un égal accès au logement, à la culture, aux sports, et aux loisirs. Leur permettre d’avoir une ouverture sur le monde.

Agir pour la jeunesse, c’est également agir pour leur permettre de se déplacer facilement, au sein du département et au-delà.

Agir pour la jeunesse, c’est agir pour leur permettre de s’installer et de vivre en Finistère.

Agir pour la jeunesse, c’est donc prendre en compte ses attentes et ses besoins dans les différents champs d’intervention du Conseil départemental.

Les politiques jeunesses sont donc, par essence, transversales. Et je souhaite que nous renforcions cette transversalité.

C’est en ce sens que la commission d’élu-es  créée en 2014 va être réactivée afin de définir les axes de politiques prioritaires dans l’esprit d’un espace de travail collaboratif. Il devra devenir l’outil pivot de la mise en œuvre de cette transversalité pour la période à venir.

Je vous remercie de votre attention. »

 

Seul le prononcé fait foi.