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Un Finistère attractif – Intervention d’Armelle Huruguen – Séance plénière 31 janvier – 1er février 2019

Madame la Présidente, chers collègues,

Je fais le lien entre ce qui est dit dans cette salle depuis le début de la séance et les domaines d’actions prioritaires retenus par les Finistériennes et les Finistériens dans l’observatoire de l’opinion 2018 : le premier concerne l’emploi et le développement économique, vient ensuite la préservation de l’environnement, suivi de près par l’accompagnement des plus fragiles. Si le Département n’est pas en responsabilité sur tous ces sujets, ce triptyque représente assez bien ce qu’est le Finistère.

La qualité préservée de l’environnement est un facteur puissant d’attractivité, tant pour les touristes qui nous visitent que pour des personnes qui font le choix de venir habiter en Finistère pour un autre cadre et une autre qualité de vie afin d’exercer leur métier.

Avec ses 1250 km de littoral, ses 9 000 km de cours d’eau et ses 6 000 km de sentiers balisés, le Département porte, quasi génétiquement, une obligation morale et une responsabilité de transmission aux générations futures d’un patrimoine naturel, fluvial et maritime d’une grande diversité.

Les mesures de préservation, de protection, voire de classement datent pour certaines de plusieurs décennies. Ainsi le site de la Pointe du Raz est un site classé depuis 1909.

Le Finistère compte un parc naturel marin en mer d’Iroise, un parc naturel régional, un grand site de France, autant d’atouts pour conjuguer connaissance des écosystèmes et prise en compte des problèmes qui peuvent survenir.

L’attractivité peut aller de pair avec une fréquentation, voire une sur-fréquentation. Il faut alors gérer les flux de visiteurs en les appelant à plus d’attention, en leur demandant d’être plus responsables dans leurs actes, en leur faisant des propositions de découverte au-delà des endroits très-trop fréquentés. Les prises de conscience d’un environnement et d’une biodiversité fragiles sont d’ailleurs autant d’atouts pour impliquer les gens dans leur préservation.

L’accélération des constats est implacable. Nous ne pouvons plus tourner la tête et regarder ailleurs. Face aux dérèglements climatiques, de plus en plus de recours en justice se multiplient dans le monde. Quand, depuis un mois 1/2, plus de deux millions de personnes signent une pétition en ligne pour poursuivre l’Etat pour son action insuffisante contre le réchauffement climatique : c’est du jamais vu en France !

Madame la Présidente, vous avez choisi de faire de cette année 2019, l’année de l’environnement dans le Finistère. Cette année va nous servir tout à la fois à mieux connaître ce qui nous entoure, à prendre la mesure des enjeux, à comprendre concrètement ce qui est en train de se passer et donc à agir plus efficacement. La répartition équitable des charges de la transition écologique devra faire l’objet de débats. Nous sommes prêts à y prendre notre part. Nous ne pourrons faire face à cette transition que si nous sommes capables d’en limiter les inégalités sociales et territoriales.

L’année 2019 n’y suffira pas bien sûr, puisqu’il s’agit de transformer en profondeur nos habitudes et nos comportements. Les agents de notre collectivité, tout comme les habitant.e.s et les acteurs associatifs du Finistère répondront présents tout au long de l’année aux rendez-vous que vous allez nous fixer, madame la Présidente, je n’en doute pas un seul instant.

Je ne peux évidemment pas terminer cette intervention sans évoquer le décret du 24 décembre (merci Père Noël) concernant l’expérimentation de la consultation publique dans les régions Bretagne et Hauts de France. Un truc que la Bretagne n’a pas demandé. Quand on met ça en parallèle des expérimentations que la Bretagne réclame, on se dit qu’il n’y a pas grand-chose à comprendre ! On nous explique simplification, démocratie… Mais de là à expérimenter pendant 3 ans la consultation publique par internet en lieu et place de l’enquête publique, y’a de la marge ! Dans le genre fausse bonne idée, ça se pose là ! Un commissaire s’intéressait au fond, un garant va simplement vérifier la forme. Nous devrons donc faire preuve d’une vigilance exacerbée dans les années à venir pour prendre part à ces consultations. Et dire que la loi d’août 2018 porte le nom « d’Etat au service d’une société de confiance ».

Par ailleurs, dans cet engagement se trouvent aussi nos soutiens aux projets portés dans le cadre du CPER par le SDEF et par la filière bois énergie. Il est à noter que l’équipe du SYMEED va continuer à bénéficier d’un soutien logistique de la part du Département dans l’attente de son installation dans les futurs locaux du Conseil régional à Quimper.

Dans le dispositif patrimoine et cadre de vie une précision de critère est intégrée : « la place du vélo doit être systématiquement prise en compte, en plus de celle du piéton ». Il s’agit du respect de la loi LAURE (Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie).

Les orientations 2019 vont vous être présentées par Georges LOSTANLEN autour des liens biodiversité, eau et randonnées et par Françoise PERON qui nous parlera des 50 ans du PNRA.

Merci madame la Présidente.