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Un Finistère attractif – Intervention de Georges Lostanlen – Séance plénière 31 janvier – 1er février 2019

Madame la Présidente, mes cher.e.s collègues,

47% des Français considèrent le changement climatique comme le sujet environnemental qui les préoccupe le plus (en progression de 9 points par rapport à 2011) c’est ce que révèle la nouvelle édition du baromètre initié par les agences de l’eau, le Ministère et l’Agence française pour la biodiversité.
En Finistère, la préservation de notre environnement est une préoccupation pour les élu.es depuis plusieurs décennies. A cet effet, je remercie Madame la Présidente d’avoir consacré l’enjeu environnemental comme grande cause Finistérienne de l’année 2019
En ce qui concerne les Espaces Naturels Sensibles, nous allons continuer à assurer notre rôle de facilitateur et d’appui technique sur le territoire. Ainsi, je tiens à saluer le travail de nos partenaires associatifs et des élu.e.s locaux impliqués.
L’accompagnement de la démarche partenariale RAMSAR va concerner la Baie de Morlaix, la Baie de Goulven, la Rade de Brest, la Baie d’Audierne et les tourbières des Monts d’Arrée avec en parallèle un travail sur l’appropriation sociale de ces milieux en partenariat avec l’université de Rennes 2.

A ces défis de la protection des ENS s’ajoutent celui de l’eau qui là encore, justifie une action départementale importante notamment sur la préservation du bon état des masses d’eau et sur la sécurisation et la distribution de l’eau potable. Le budget sera de 3 M€ pour des aides financières en eau et assainissement.
Cette préservation ira également sur les milieux aquatiques par le biais de la cellule d’animation (CAMA) qui vient de fêter ses 10 ans et qui prendra en compte la biodiversité, le climat et la maitrise de l’argent public.
Le Conseil Départemental accompagnera les EPCI dans la prise de compétence Eau Potable et Assainissement. Les interconnexions des réseaux, restructuration des usines de traitement sont entre autre des objectifs du Schéma d’Alimentation en l’Eau Potable. La sécurisation quantitative et qualitative de la production en Eau potable permet aux Finistériens de bénéficier d’un service de qualité.
Fin 2018,  66% des actions inscrites aux contrats de territoire en eau potable sont engagées ou réalisées pour la somme de 72 M€. Toutes ces actions permettront de sécuriser 170 000 Finistériens. En Assainissement ce sont 101 M€ travaux engagés soit 88% des actions sur la même période.
Une fiche synthèse globale « de la source au robinet » sera réalisée afin de permettre à tous de disposer d’outils d’aide à la décision et aux analyses sur la situation de l’Eau potable en Finistère.
Dans le cadre du 11ème programme de l’Agence de l’Eau, une co-construction de la convention partenariale verra le jour sur la période 2019-2021 pour une aide financière sur les missions d’assistance technique, d’observation et d’animation départementale.
Lorsque l’on traite de l’enjeu de préservation de l’environnement et de l’attractivité du territoire, apparait naturellement la question de la randonnée vecteur d’une économie locale basée sur le tourisme (237 000 passages sur la voie verte du canal de Nantes à Brest). Pour rappel, le territoire Finistérien possède un réseau de 6 200 km d’itinéraires de randonnés dont plus de 4 200 inscrits au plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnées.
2019 sera la première année de mise en œuvre du nouveau schéma des randonnées. Le travail sur la sécurisation des traversées des routes départementales, l’assistance technique aux partenaires sur les problèmes de balisage et la réalisation des sentiers et la conception des itinéraires seront poursuivis
Finistère 360 va renforcer notre connaissance des randonneurs en analysant les fréquentations et les sélections d’itinéraires emblématiques. Je vous rappelle que notre département a été mis à l’honneur pour la qualité des sentiers et des paysages ; notamment le GR34 «déclaré sentier préféré des Français »
La tendance est à l’itinérance. A vélo, en bateau ou à pied, le phénomène du tourisme itinérant est en pleine croissance. Cette combinaison d’avenir se développe et mobilise de plus en plus professionnels et acteurs publics.
Conclusion
J’en appelle à l’ensemble des élu.es de cette assemblée sur notre responsabilité collective à assurer la préservation de la ressource, des zones humides et du bocage qui n’est pas qu’un élément paysager, il tient sa place et son rôle dans cette chaine de l’environnement. Erosion, lutte contre les risques d’inondation, protection de la ressource. Mais également source d’énergie au travers de plan de gestion des réseaux de chaleur.
Le photographe franco-brésilien Sébastian Salgado qui par « sa lettre d’amour à la terre » montre un état des lieux de cette nature dégradée et parle de la nécessité de modifier nos comportements. Déjà 2 Millions d’arbres replantés sur des sols usés  au Brésil. Grâce à son action  il réhabilite aujourd’hui les sources. 150 Millions d’arbres sur 30 ans à planter soit 500 arbres par source pour une reforestation nécessaire. La fin d’un équilibre entre l’homme et la nature et constate que 55% des forêts de la planète sont dégradés.
Comme vous, je suis locataire de notre terre Finistérienne. A nous de transmette à nos enfants un territoire sain équilibré et attractif. Il y a du boulot.
Pour conclure, je vous invite chers collègues à apporter votre contribution au questionnaire intitulé « donnez votre avis sur les questions de l’eau » « prenons soin de l’eau » qui est en ligne sur le site de l’agence de l’eau. L’eau est un bien commun, un enjeu incontournable de demain.
Juste un petit point rapide sur la situation des nappes et des cours d’eau
Pluviométrie à Quimper :

Pour Quimper, en janvier, malgré un cumul 2018 légèrement au-dessus de la normale (surtout grâces aux pluies de novembre et décembre),  il n’y a eu que 5 jours de pluie depuis début janvier, avec un cumul au 21 janvier de 25 mm, contre une pluviométrie normale de 151 mm.

Pluvio normale : 1 250 mm
Pluvio 2018 : 1 291 mm

Malgré tout, le niveau des nappes est assez bas pour un mois de janvier.

La situation des nappes d’eau souterraines : le réseau de piézo du BRGM indique des valeurs en forte baisse, comme l’indiquent les graphes de :
– Plouvorn
– Saint Ségal
– Pluguffan

Sur Plouvorn par exemple, le niveau début janvier 2019 est plus bas qu’en janvier 2017.

Pour les eaux de surface, pour le Finistère, nous sommes plutôt dans des valeurs inférieures à la moyenne, en baisse significative sur certains secteurs.
Par contre, la carte indique qu’en Ille et Vilaine, de nombreux cours d’eau sont à des débits inférieurs à la valeur quinquennale sèche.

Je vous remercie