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Séance plénière de janvier 2016 : le discours de Armelle Huruguen

La présidente du groupe des élu-es de gauche « Finistère et Solidaires » a rappelé nos principaux engagements en introduction de cette Séance plénière consacrée en particulier au budget du Conseil départemental pour l’année 2016.

Armelle Huruguen

Armelle Huruguen

« Madame la Présidente, cher-es collègues,

Nous sommes réunis dans cette salle pour voter, pour la première fois pour beaucoup d’entre vous, le budget du département. Il n’est pas banal d’inscrire à son agenda deux jours consacrés à voter 1 milliard d’euros de budget qui va charpenter nos capacités d’action pour l’année.

Je souhaite réagir sur la manière dont est qualifié le budget par l’Alliance. La complexité que Maël De Calan évoque est celle-là même qui nous a amenés il y a plusieurs années à modifier la nomenclature budgétaire des comptes du département. Pourquoi ? Parce que pour pouvoir évaluer les actions de notre projet stratégique issu de l’agenda 21, cette évolution était nécessaire. Peu de collectivités ont fait ce choix en France pourtant nécessaire pour mesurer l’efficacité les actions qui sont toutes interdépendantes.

C’est sûr qu’une stricte lecture « comptable » du budget convient mieux à certains systèmes de pensée.

Et en matière de système de pensée, il est des mots qui heurtent les oreilles : monsieur, vous parlez de « dérapage des dépenses sociales ».

Absorber les baisses de dotation est une chose, porter l’augmentation des besoins de solidarité en est une autre. Le Département est la collectivité qui prend en charge les allocations individuelles de solidarité.

Le mot solidarité ne doit pas faire mal à la bouche quand on le prononce. Ce n’est pas un concept, c’est une valeur, un devoir collectif.

Tout comme l’argent public n’est pas que dépense ! A force de faire rentrer cela dans la tête des gens, ils y croient. La force du service public, de tous les services publics, c’est d’œuvrer, chaque jour, au maintien de la cohésion sociale, même dans des périodes de grandes difficultés comme celles que nous vivons en ce moment. Les propos tenus à l’instant sur la situation des agriculteurs démontrent un besoin criant de solidarité.

Pour mémoire, une petite incise sur le poids de la dépense publique locale qui reste faible dans le PIB de la France (11,8 % contre 15,8 % pour l’Union européenne à 28), alors que l’on nous rebat les oreilles avec le contraire à peu près chaque jour.

Je dois avouer ma lassitude à entendre parler dans cette salle ce qu’il faut faire. Après bientôt un an d’avis réservés de l’Alliance en commission, nous aspirons désormais à entendre les propositions que vous avez à formuler mesdames et messieurs sur ce que la collectivité peut faire, pas sur ce qu’elle devrait faire sur des pans entiers où elle ne peut pas agir.

Souhaitant que les débats qui s’ouvrent sur le Projet départemental soient un moment propice à cela. Un temps privilégié qui va croiser les expertises d’usages des Finistériennes et des Finistériens, celles des réseaux associatifs et intermédiaires, tout comme celles des élu-e-s et des services territoriaux. »

 

Seul le prononcé fait foi.

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